v o i r n o u v e a u B L O G


vendredi, décembre 5

Ce n’est pas grave


Défi #327, Etes-vous sujet à la PROCRASTINATION ou avez-vous des exemples autour de vous ?






C‘est une étonnante   procrastiniseuse. Je la  connais, elle m’est même très intime.

Il y  a des mots qu’elle proscrit absolument : organisation, emploi du temps, planning, pour elle c’est risque d’overdose

Elle préfère entendre : demain, j’hésite,  plus tard, je ne sais pas…peut-être…

D’autres  recherchent  résolument la lumière de la certitude dans leur action, elle préfère  le clair-obscur.

Elle tergiverse,  pour à bout de souffle,  prendre parfois une décision périlleuse.

Les jours se suivent à la vitesse  Grand V,  et  dans son travail les dossiers s’accumulent avec la même célérité.

Elle n’arrive pas à saisir le taureau par les cornes. Par là-même elle se sentirait  soulagée, non,  elle se pénalise, et le poids de  ses hésitations lui pèse lourdement

 Même dans sa sphère privée, elle freine.

A-t-elle un flirt qui l’affriole, elle retarde  à demain le coup de téléphone.

Aussi est-elle seule, célibataire endurcie.

Cette situation devenant trop obsédante, une mielleuse  amie lui conseille de consulter, et lui présente un coach  avec des vertus certaines de combativité.

Quinze jours durant sous sa férule  elle s’évertue de pallier cette soi-disant tendance désastreuse.
Le gourou lui explique qu’elle est guidée par la peur, le manque de confiance en elle….

Elle écoute d’une oreille,  pensant j’y réfléchirais plus tard…

Puis le 16ieme jour, elle craque, elle laisse tout choir, le coach (qui a bien épuisé ses économies),  les résolutions  qu’il lui a enseignées et tout et tout…

Elle a retrouvé ce qu’elle affectionne   le plus,  la liberté de faire selon sa guise et a son rythme.

Sortant de l’antre de son maitre à penser, elle courre, elle courre, jusqu’au bout de la rue, là où elle a repéré un magasin animalier, avec, dans la vitrine un adorable chiot…
Elle y entre d’un pas ferme et  sans hésitation, l’achète.

Et depuis on la voit tous les jours, légère et  de  jogging  vêtue courir avec son toutou.

Fini ses temporisations, elle a un but, et est guérie.

Finalement, ce n’était pas si grave !

 Et c’est si bon de procrastiniser … et on a tout son temps pour faire sa valise…..



                                                                                                       


mardi, décembre 2

Silhouette béret restos




consignes motimagecitation



Avec tes jambes immenses à longueur de journée
Tu  arpentais les rues de la ville enneigée

Et tous ces malheureux gisant sur le pavé
Brisaient alors ton cœur plein de mansuétude

Tu remuas la terre, le ciel où vivait ton ami,
Avec  volonté tu  as su détruire   l’  infamie.


Dans le sablier du temps qui passe sans pitié
Pierre tu n’as pas volé  ta popularité.

Et alors tous ces Gaulois au cœur si généreux
Sur tes pas s’engouffrèrent...Depuis tu es glorieux.


Un sublime au grand cœur  sut prendre  le relais

Ses restos pour les pauvres restent là à jamais
  

Car hélas immuablement le mot Misère
En  puissance règne  toujours   sur cette terre








Motimagecitation   Pour la semaine du 1er décembre



Evasion





 

thème semaine 49 miletune

  
J’étais impavide,  involontairement  établi dans une position fixe et  depuis belle lurette, je méditais. C’était mon seul passe-temps  depuis que le Père Borrell m’avait immobilisé  dans  ce tableau, il y a 140 ans J’ai eu  cependant de la chance, de ne pas vieillir….et je suis  devenu immortel. 
Depuis quelques semaines,  des ouvriers bruyants et malotrus  ont fait table rase du vieux Chastel qui m’abritait jusqu’à ce jour.
Le maitre des lieux m’a  récupéré,  avec d’autres meubles et pacotilles, Je crois qu’il a de l’affection pour moi. Je dois lui rappeler l’agilité perdue de sa jeunesse.  En effet  il m’adresse toujours un sourire complice lorsqu’il croise mon regard.
Il demeure maintenant dans une belle demeure d’architecte. Apparemment j’aurais dû dénoter sur le mur ultra chic au look tadelakt. Et bien non, j’y rayonne.
Pour ma bonne fortune c’est un designer célèbre, et il joue de l’Ancien et du Moderne avec bonheur. Résultat, je trône maintenant  dans l’immense entrée au dessus d’une commode art déco.
Je n’en pleure pas car dans cette ambiance tendance new, au moment des vacances scolaires,  ses petits  enfants s’y ébrouent.
Lorsque je ne médite plus, je les écoute, je les observe, c’est un monde nouveau  pour moi.
Ils sont pleins de ressources, parlent d’images numériques,  qu’ils regardent dans de petits encadrements, plus petits que celui qui me rend captif.
J’ai vraiment envie de voir de plus près ce qui s’y passe, de changer de cadre.
 Ce soir c’est décidé j’enjambe mon châssis, et discrètement, je me glisserais dans leurs jeux.


­­Jak pour   semaine 49 miletune

Rêve


Photo Véro LC



Le ciel est en colère, l’orage gronde, le chien  est nerveux, 

Sa truffe  frémit, sa gueule  s’exaspère en un rictus peureux, et ses longues oreilles arrondies, mobiles testent le vent.

-Mais que fait tu là haut dans les nuages cher toutou demande sa maîtresse.

-Je regarde le monde s’agiter et cela me donne bien envie de rester dans ma rêvasserie  

Jak 2 12 2014   Photo St martin

Il y a bien longtemps……

Theme d 'après image
 photo Robin Wight ----
   sem 47 milletune
                                                                                     
Il y avait près d’un lac,  aux eaux limpides,  source de  toute vie,  une nymphe svelte  et échevelée qui y puisait toute sa science.
 Elle l’avait  jalousement, celée sous une  grande ombelle fait d’akènes à aigrettes
Eole  ombrageux se sentit surpassé. Il survint brusquement  soufflant sur cette belle ombrelle et alors   il  sema partout la connaissance.
C’est ainsi que naquit le premier ouvrage didactique
Quelques siècles plus tard un éditeur en fit son slogan
                    Je sème à tous les vents



lundi, décembre 1

Sous le joug

Défi #326 

Un objet raconte sa vie à la première personne 


Je suis toujours là pour répondre à ton désir,
Dans ta main déliée   tu me courbes  tout à  loisir
D'un style cursif et souple   comme une  plume d’oie
Tu me palpes de  tes mains,  me caressant  parfois 
Crayonnant des volutes sur ma peau  de vélin
Dans un geste possesseur tu  me soumets enfin,

Toi l’abject,  Moi l’unique, qui suis  ta femme-objet


mardi, novembre 25

Reproches


Consignes de mot imagecitation



Irritée, la voici qui,   au téléphone, s’agace ;

Son interlocuteur l’inonde de sarcasmes.

Il semble ne savoir  terminer son ironie mordante  

Elle aimerait lire et non l’écouter indulgente.

Mais elle ne sait le faire,  alors pour rester zen

Et ne pas tempester et demeurer sans haine

Un moyen lui vient au bout de son crayon-encre

Elle griffonne, griffonne  en faisant du zentangle.

Et ses coups de crayons s’emmêlent à l’infini,


Elle rêve, qu’enfin elle soit capable de poésie.

vendredi, novembre 21

Dialogue de sœurs un soir d’éclairs

faire un texte sur l'image




Ma chère Gertrude, je vais bientôt t’abandonner.

J’aime Leonhard il m’attire et m’envoute


Emma ingrate  tu veux 
m’abandonner,  tout oublier

Nos fous rires, nos émois, notre si bonne entente

Moi ton ego, ta sœur tant adorée
Et pour qui ? Ce vilain paltoquet dont tu m’imposes le masque.

Cela me  chavire, et mes larmes inondent la toile

Se mêlant aux éclairs flamboyants  
Je voudrais qu’ils  envoient  des rayons pour tout anéantir,

Foudroyant  l’amour qui jusqu’ici nous a unies.

Pour milletunes sujet semaine 47


 














Vieillir



Vieillir c'est chaque jour un de plus
Un de plus à badiner
un de plus à aimer
un de plus à accepter
accepter que les articulations fassent mal
que les rides s'ancrent d’avantage
Mais tout ça, pour moi, des maux que j’aime 
transformer en mots,
Vieillir pour moi est un mot doux
Il me permet encore de vivre.

Jak

Cahier

consignes vous avez retrouvez un vieux cahier......

Cahier 

C e matin dans le grenier un drôle de cahier

Ancien j’ai découvert. D’émail il était bordoyé

Hier, encore il gisait  inconscient avec ses signes

I llisibles, pattes de mouches à chaque ligne

Elégant cependant il restait comme jadis.

Rutilant, il tenta mon  anticonformisme

Osant un sacrilège mes yeux l’ont  parcouru

Et ce cahier si doux  venait de ma grand-mère

Elle lui avait confié ses pensées et ses peines.

C’est ainsi que j’appris que  mon père  ce vaurien,

-  nom ironiquement  alloué  sur ce calepin-

Avait un jour de mai séduit  leur fille unique

De cet amour, je fus le fruit édénique.

Aujourd’hui c’est courant, on ne se cache plus,

Et j’ai imaginé à l époque ,  ma mère, mal vue

Entendre des reproches  et autres arguties.


Mais l’amour triomphant à quand même réussi,

 La gente damoiselle  que vous lisez ici

 Tantôt octogénaire, bon pieds, bon œil, merci




Défi #325 Le CAHIER




mardi, novembre 18

DEPOSSESSION








consignes de motimagecitation 







Elle est  là d’apparence paisible.

Le lit du repos pas loin.

Elle  s’y allonge lorsque rien ne va plus.

Même les  rais du soleil  à travers la fenêtre l’indiffèrent.

Son enclos est  pourtant accueillant. Son amie Claire  a apporté des fleurs pour l’orner, a dressé les  gais coussins en une joyeuse compagnie chatoyante.

Pourtant  rien ne la dérive de ses sombres pensées.

Mais que se remémore-t-elle donc, cette récente quinquagénaire  recluse ?

Elle dont la mémoire  n’est plus fiable et qui ne garde que des ressouvenances de sa jeunesse.

 Elle est  affligée  de la plus horribles des altérations.

 Elle connait, malgré sa  relative jeunesse,  les affres de la maladie d’Alzheimer.

 Ce monstre qui  lui kidnappe tous les espaces de temps   de sa vie, pour les engouffrer dans le vide de l’oubli instantané.


NB Hélas la MA peut être précoce J’ai connu un cas proche

lundi, novembre 17

P'tit Arthur





Il court, il court, P’tit Arthur,
Le coquin du bois, Mesdames,
Il court, il court, P’tit Arthur,
Le coquin  du bois joli.
Il est passé sur le banc
Il a sauté par ici
Il remontera par là,

Le P’tit Arthur sautera

Et le nez se cassera

jeudi, novembre 13

Saisine de main courante

consignes
 SEPT mots tirés du"Dictionnaire des mots rares et précieux"vous sont proposés :

- LEVANTINE (nom féminin)
- NUMMULITIQUE (adjectif)
- PUCHOIR (nom masculin)
- TRAVOUL (nom masculin)
- FRELOCHE (nom féminin)
et deux verbes :
- COURTAUDER
- MUTIR

A vous de les utiliser à votre convenance(sans aucun lien avec leur sens)pour écrire le témoignage d'une personne décrivant un VOL dans un grand magasin !




saisine de main courante



Oui m’sieur l’agent je l’ai vu comme je vous vois  ce cyclope  NUMMULITIQUE.

 Il courrait à travers tous  les  TRAVOULS  pour les  bonder d’emballages bien trompeurs, prometteurs de  garantie bio, de bonheur sans fin, (il suffit pour cela de remplir son caddie.) C’est un finaud.  Il n’a d’yeux que pour me voir et pour mieux me COURTAUDER, moi,  LEVANTINE  Gogo, pour me dévorer toute crue en me fascinant par ses  offres promo incontournables.

Il m’a bien prise pour une FRELOCHE, une vraie de vraie Boloss  il veut me faire voir la lune en plein jour. Cet aigrefin m’a chouravé  mes épiceries d’antan. Celles-là mêmes où je pouvais MUTIR  à plaisir, sentir, toucher, comparer, tester ;  là  où je n‘étais  pas une proie, mais un quidam estimé et reconnu.

Oui m’sieur l’agent, je vous l’assure, je l’ai vu,  de mes propres yeux, vu.
Il est grand je vous dis,  c’est un monstre, une sorte de PUCHOIR, avec des tentacules agrippeuses. 
Il a dépouillé  les épiceries de ma jeunesse  rien n’est plus pareil.   
Avec lui m’sieur  l’agent, fini l’odeur des épices,  je ne rêve plus, désormais  engloutie dans les méandres du trop plus. Liquéfiés, la convivialité, le timbre poste à l’unité, la demi-baguette, mon débitant avec son  béret bien ancré la clope au bec, les commérages, les derniers potins.
Dorénavant  on est  urgemment pressés de passer à la caisse, plus besoin de  monnaie sonnante et trébuchante,  une carte en plastique suffit. On fait la queue pour payer, mais las, usés, fatigués, avachis sur un caddie plein à ras bord de choses inutiles bien branchouilles,  ignorant  les ceusses autour de nous  qui nous ressemblent, 
Mais M ’sieur l’agent , dite moi, vous avec votre matraque magique  qu’est ce que vous pourriez faire pour stopper ce monstre ?
Existe – t-il un bureau de doléances pour dénoncer tous ses méfaits, qui chamboulent les chalands à l’insu de leur plein gré ?
 Oui M’sieur l’agent, voila que je chougne,* mais je m’inquiète pour le futur. J’en suis  toute ablagée*.
À cha peu* toutes les épiceries de mon village disparaissent,  mêmes les belles  librairies s’exilent dans des rayons où les livres sont, malheureux,  bien seuls dans une  cargaison de pseudo best-sellers d’écrivaillons. Fini de  tourner les pages  des bouquins, feuilleter le dernier sorti, humer la fragrance du vieux papier, d’avoir un conseil éclairé,  mille  choses qui méritaient le déplacement. 

Et je suis triste.   Dans ma rue principale, ce galopin à laissé des vitrines béantes, pleine d’un vide  qui me sidère.

Et je pleure.   Que sont devenus mes bazars  et autres devantures d’antan ?  C’était  un peu plus cher, mais  en contrepartie on ne s’encombrait pas de choses superflues qui nous tendent si bien les bras chez le Giant et qui sournoisement alourdissent la note.

 Ah oui M’sieur l’agent  vous me dites de  déposer une main courante, ce n’est pas ma main que j’aimerai déposer……mais bien mon pied 


*parlé gaga:

Ablagée        Accablée.

Chougne        Gémir, pleurnicher. 

A cha peu     Petit à petit, l'un après l'autre

Levantine Gogo pour Défi #324

mardi, novembre 11

Brouillard


sujet miletune semaine 46



B ilieux arpentant le grand  pont Notre-Dame

R ien que de vils  regrets alimentent mon âme

O n dirait qu’en secret là haut tous ces nuages

U niquement pour moi en gouttelettes fondent

I l faudrait que l’ astre qui règne en leurs dessus

L âche avec justesse  du lest pour calmer mon ire

L à sur ce vieux  pont, où, malheureux  je délire

A vec une éclaircie apaiser  tout  mon être,

R avir mon trouble, transformer enfin mon chagrin

D ans un rai lumineux, il suffirait qu’il vint